Le Mexique est un pays dont j'ai fait la connaissance en 1995, par hasard. Et depuis, je suis resté coincé. Ce blog est CopyLeft. Toute reproduction, copie, diffusion, par quelque moyen que ce soit, avec ou sans le consentement de l’auteur, est non seulement autorisée, mais fortement encouragée.


samedi 21 décembre 2013

Baktún

"Ça fait exactement un an aujourd'hui 
que les Mayas sont morts de rire..."
Julie Didier

Si vous ne le croyez pas, voir ICI

Morelia

"Départ immédiat pour Morelia, sans escale et en 4 heures".
C'est ainsi que le chauffeur annonce notre voyage.
Résultat : nous ferons une escale au bout d'une heure et mettrons 5 heures.

Arrivée donc en fin d'aprèm à Morelia, où une volée de chauffeurs de taxi m'assaille (comme on dit au Kenya).

Je décide de prendre un colectivo, un peu au hasard. 
Le premier, c'est pas la bonne direction et j'en descends au bout de 45 secondes.
Le second c'est le bon et 7 pesos plus tard, me voici sur le zócalo, face à la cathédrale.

Installation immédiate dans un petit hôtel du centre, pêché dans le Routard.

A deux pas du centre, quartier calme.
Ma chambre donne sur un patio intérieur,
donc je ne suis pas dérangé par les éventuels bruits de la rue.
Cathédrale.
Un rapide tour nocturne dans le centre m'apprend qu'il est possible
de construire une église tous les 100 mètres !
Mariage célébré par un emmitré dans la cathédrale.
Ça doit être un évêque ou un truc dans le genre,
ce déguisement étant habituellement réservé à ce type de type.
Mon héros !
Je m'offre une petite mousse et pas de bol : c'est l'heure du Dos por Una !
Tant pis, je ne vais pas laisser perdre la bonne marchandise, hein...

vendredi 20 décembre 2013

Changement de décor

Comme je n'avais pas trop de programme défini au départ, je n'ai eu aucune peine à en changer et à choisir une destination selon l'envie du moment.

Il faut dire aussi qu'en cette période de pré-festivités, les disponibilités se font rares...
Par exemple, mon idée première était de voler jusqu'à La Paz en Baja California, mais c'est devenu un peu compliqué avec les places disponibles et les horaires.

Alors me voici en route pour Morelia, capitale du Michoacán (de Ocampo).

Compagnie ETN, haut de gamme, fort confort avec grand sièges peu nombreux et qui se mettent quasiment en position couchette.

WiFi dans le camión, d'ailleurs c'est en route que je vous écris.

Terminal del Norte, une très grande gare de bus
Appel à la délation sur le quai d'embarquement
ETN, une compagnie Grand Confort 
C'est parti pour presque 5h de route

Tlaltecuhtli

Tlaltecuhtli était une déesse Aztèque de la terre, également connue sous le charmant sobriquet de Dévoreuse de Vie, comparable donc à Kâli l'indienne d'Inde.

Extraordinaire monolithe de 12 tonnes découvert en 2006 dans le centre historique de Mexico et exposé depuis 2010 dans le musée du Templo Mayor.

Visité aujourd'hui et pris plein les yeux.



Photos prises depuis la mezzanine du 1er étage, Musée du Templo Mayor.

jeudi 19 décembre 2013

Expo

Mayas : Revelación de un Tiempo sin Fin.

Découverte fortuite de cette expo temporaire, gratuite et intéressante au Palacio de Gobierno, dont je vous livre quelques images ci-dessous.

L'entrée et la visite sont génératrices d'anecdotes que je vous conte derechef :

Cette année, le Palacio Municipal n'est pas à mon programme, l'ayant déjà parcouru souventes fois.
Sur la Plaza de la Constitution qui l'accueille, une haute affiche annonce l'exposition dont au sujet, alors je.
Dans l'entrée principale, c'est comme à l'aéroport.
Sacado sur le tapis roulant du scanner et bonhomme sous le portique de sécurité.
Pas de sonnerie, je passe comme la fleur que je suis, réendosse mon sacado et grimpe les escaliers menant à l'exposition qui, comme vous l'aurez compris, se trouve au premier étage.

"— ¡ Señor !
Je suis hélé par le zélé gardien.
— Voui, lui retourne-je ?
— Vous ne pouvez pas entrer avec votre sacado. Il faut le déposer à la consigne.
— Content de l'apprendre. Et où qu'elle est cette consigne ?
— Il faut redescendre les escaliers, traverser la grande cour d'honneur, sortir dans les jardins du Palacio, tourner à gauche jusqu'à l'entrée de La Moneda."

Ce que je, sans tarder.
Dépôt du sacado, retour par le même chemin, entrée dans l'expo sans problème.

Ça photographie joyeusement de tous les côtés, alors je fais de même, sans flash bien sûr, comme dans tous les musées.

Mon APN dispose d'une aide à la mise au point, sous forme d'un rayon lumineux de faible intensité précédent le déclenchement.
Ce rayon attire l'attention d'une fliquette dont la forte surcharge pondérale n'atténue en rien les facultés d'observation.
"— Pas de Flash, me susurre-t-elle d'un air courroucé.
— Ah que bien-sûr, lui rétorque-je. Ceci n'est pas pas un flash, simplement une aide à l'auto-focus.
— Si, c'est un flash.
— Non, non, voyez plutôt : ceci est le rayon d'aide à l'auto-focus que j'utilise, et ceci est un flash (je démonstrationne).
— Si, c'est un flash.
— Ben euh, non, je viens de vous le démontrer…
— Si, c'est un flash."

Ebloui par tant de constance dans la non-compréhension et l'animale obstination, je trifouille dans le menu de l'appareil et désactive la fonction problèmeuse.

Continuant ma visite, je m'approche finalement et logiquement de la sortie, lorsqu'une autre fliquette a peine moins volumineuse que la précédente m'aborde en ces termes : 
"— Señor, les photos sont interdites.
— Mais, incompréhensionne-je, votre collègue ici présente (je la désigne au loin) m'a juste demandé de ne pas utiliser le flash ?
— Voui mais non, s'entête-t-elle, vous pouvez photographier avec un smartphone mais pas avec un appareil photo."

Je reste pantois devant cette logique informatique de geek atypique.
Je tente de la dérider en faisant semblant de téléphoner avec mon APN (Allôôô Allôôô) mais non, l'humour c'est pas son truc.

Comme je suis dans la dernière salle, j'en profite pour me casser.

A peine suis-je sorti qu'un monsieur m'aborde en ces termes :
"— Señor, j'ai vu que l'on vous a empêché de prendre des photos. Je viens moi-même de photographier l'ensemble de l'expo avec mon iPhone (il me montre) et si vous voulez, je vous envoie les photos par mail…"
Sympa, le mec, non ?
S'ensuit une conversation à bâtons rompus sur la civilisation Maya, que le malchanceux ne connaît que par les expos du DF, n'étant jamais allé au Yucatán.

Mais bon, trèfle de diversationnages, place aux fotos :

Prisonnier
Glyphe
Penseur
Codex de Madrid
Famille
Joueur de pelota
Oui, c'est bien ce que vous croyez

Petits métiers

Dans les fresques de Diego Rivera, visibles sur les murs du Palacio Nacional de Mexico, on trouve la représentation de petits métiers de l'époque préhispanique.

Reflets d'une civilisation disparue, ou plutôt balayée par la soif de conquête et d'or d'un pays autrefois dominateur, ces petits métiers nous emmènent dans un voyage onirique et passionnant.

Le vendeur de bras
L'étendeur de linge
La montreuse de genoux
Le testeur d'haleine
Les rouleurs de moquette
Les dégraineuses d'épis

…Et bien d'autres à découvrir en cherchant bien !

Par exemple ICI

mercredi 18 décembre 2013

Biz'art

Centro Historico de Mexico : 
dans les environs environnants le Palacio de Bellas Artes, on trouve de drôles de statues...

Par exemple cette araignée monumentale autant que hideuse sur le perron :


Pôvres de nous : l'artiste (?) est française...
L'expo s'intitule "Petite Maman" et l'araignée "Maman".
Vous croyez qu'elle a un problème, la Miss Louise Bourgeois, responsable de cette mascarade ?
Hein ?


"Mis emociones no son apropiadas para mi tamaño. Mis emociones son mis demonios", manifestó la artista en el documental Louise Bourgeois: l'araignée, la maîtresse et la mandarine (Louise Bourgeois: la araña, la maestra y la mandarina). En sus esculturas, instalaciones y dibujos se expresan metáforas de sus propios miedos, obsesiones y molestias."
Vous m'en direz tant...
En plus, elle est pleine d'oeufs, l'oeuvre d'art...
Et aussi cette sculpture en hommage à Beethoven...
Je savais qu'il était sourd*, mais il semble qu'il était gay, aussi.
La preuve :



* Tellement sourd que toute sa vie, il a cru faire de la peinture.

mardi 17 décembre 2013

Pastes de Hidalgo

Dans l'état de Hidalgo, capitale Pachuca, se trouve un Pueblo Magico du nom de Real del Monte (ou Mineral del Monte).

Outre leurs attraits touristiques sur lesquelles je reviendrai plus tard, cette ville et ce village ont en commun la fabrication de spécialités régionales quoi qu'importées de Cornouailles (GB) : los Pastes.

La fabrication de ce mets délicieux n'a plus de secret pour moi : j'ai suivi une formation.

Il s'agit en fait d'un petit pâté en croûte type rissole, ou d'une empanada à pâte fine.
La farce est précuite, traditionnellement à base de pommes de terre, oignons, piments et viande hachée, ou frijoles et chorizo, ou mole rojo. 
On en trouve aussi sucrées, farcies de riz au lait ou d'ananas.

On dépose la préparation dans un cercle de pâte genre feuilletée que l'on referme, badigeonne de jaune d'oeuf et met au four une 15aine de minutes pour faire dorer la pâte et chauffer l'intérieur.

Après on mange et c'est bon.

La monitrice de pastes
Pako au piano
Les pastes prêts à passer au four
Mon mien, le plus réussi bien sûr
Le même, avec vue du dedans
Un autre paste, acheté dans la rue
Encore un autre, consommé au restaurant

lundi 16 décembre 2013

Mayas


En ce moment au Palacio Nacional (notre Palais de l'Elysée), une chouette expo sur les Mayas.

Les photos plus tard : demain on part à 06:00 pour la région de Zumpango.

dimanche 15 décembre 2013

Chalma

Chalma est un petit village à une 100aine de km de Mexico, où l'on vient de loin pour vénérer le Señor de Chamla (une sorte de Christ noir), bien connu pour ses guérisons miraculeuses.

On dit que ce Seigneur de Chamla ne serait autre que Tezcatlipoca, dieu noir et fort craint de la mythologie Aztèque.

Les nombreux pélerins qui viennent péleriner en ce lieu se livrent d'ailleurs à des rituels païens du genre danses dans l'église et baignades communes dans le río.

L'endroit est sympa et bordélique à souhait.
Le village est construit à flanc de colline, autour et par-dessus les ríos Chalma et Tlaxipehualco qui le traversent.

Sur la colline, de nombreuses et hautes croix sont plantées là pour éloigner les mauvais esprits.




San Nicolas de Tolentino*, loin de son Italie natale.






Excellentes quesadillas de maíz azul (y de pollo). 

* Je ne sais pas trop ce qu'il est venu faire ici, l'autre ascète Italien...
Grand faiseur de miracles miraculeux, dont voici le plus merveilleusement prodigieux : 
"Un jour le diable entra dans sa cellule, sous la forme d'un gros oiseau. D'un mouvement de l'aile, celui-ci renversa la lampe qui s'éteignit et se brisa par terre. Nicolas ramassa les débris et les rejoignit si finement qu'il n'y eut aucune trace de l'accident".
Hallucinant, non ?

Beau sapin II

Comme je vous le laissais entendre dans l'article précédent, le sapin Coca-Cola qui a brûlé sur le Paseo de la Reforma était le petit frère de celui qui trône sur le Zócalo (place principale de Mexico), au milieu des préparatifs des fêtes de Noël.

en arrière-plan, la Torre LatinoAmericana.
Du coup, ce dernier est bien gardé.
Des fois que des vocations aient vu le jour la nuit dernière (si je puis ainsi m'exprimer)...

Les pompiers (bomberos) au pied du sapin.
De loin, j'ai cru qu'il s'agissait d'un camion Coca-Cola...
Et la police veille au grain…