Le Mexique est un pays dont j'ai fait la connaissance en 1995, par hasard. Et depuis, je suis resté coincé. Ce blog est CopyLeft. Toute reproduction, copie, diffusion, par quelque moyen que ce soit, avec ou sans le consentement de l’auteur, est non seulement autorisée, mais fortement encouragée.


vendredi 13 septembre 2013

Les Enfants Héros

Information de Fil, notre correspondant permanent à Mérida, Yuc.

1847, guerre US-Mexique (1846, 1848).

Los Niños Heroes sont 6 ados, âgés de 13 à 19 ans, Cadets de l'armée. 
Ils ont perdu la vie en défendant le Château de Chapultepec, situé sur la colline 
du bois du même nom, aujourd'hui dans le centre de Mexico, entre le zoo et le 
musée anthropologique.

Retranchés dans le Castillo, les soldats militaires sous les ordres du Général Bravo 
allaient se faire massacrer sans aucun doute. 
Le général ordonna alors la retraite. 
Mais les 6 cadets rebelles ne l'entendirent point (point) de cette oreille et continuèrent 
à défendre leur position.

Ils sont surtout célèbres grâce au geste d'un des leurs, Juan Escutia, qui s'est drapé 
du drapeau Mexicain et s'est jeté du toit du château, pour éviter que la bandera ne soit 
emparée par les zétazuniens.





A l'entrée du Parc de Chapultepec se trouve un balèze monument en leur honneur.
Six colonnes, dans lesquelles sont conservés les restes des mômes.
Dans tout le pays on trouves des rues portant leurs noms et des monuments aussi.


Le monument, à l'entrée du Bosque de Chapultepec
Le même monument, vu depuis El Castillo
Monument à Mérida (Yuc)
Monument à Monterrey (NL)
100 ans après la guerre, le Président Harry Truman se recueillit devant le monument. 
Aux journalopes de l'époque qui lui demandèrent fort intelligemment pourquoi-t-est-ce-que, 
il répondit "Les hommes courageux n'appartiennent pas à un pays. Je respecte le courage, 
où que je le rencontre".

L'héroïsme des Niños est célébré aujourd'hui même, 13 septembre, jour férié au Mexique.

jeudi 12 septembre 2013

Jejeje (Hahaha)

Origine de la désobéissance civile
— Le président est un con !
— Je parlais du président des Etats-Unis.
— N'essaie pas de nous embrouiller...
On sait parfaitement qui c'est, le con !
Si tu ne sais pas viser, pisse assis
La bière rend beaucoup d'hommes enceints
LIRE
REND MOINS CON*
*dans la majorité des cas

mardi 10 septembre 2013

Fukushima : Offre d'Emploi


  • Type de job : Plein-temps, sous contrat.
  • Description du poste : Surveillance des cuves d'eau contaminée à l'usine nucléaire
    de Fukushima I.
     
  • Equipes : 08:00-17:00, 16:00-01:00, 00:00-09:00.
  • Pause : 60 minutes
  • Salaire : 10 000 à 14 000 yens (75 à 105 euros) par jour.
  • Détails du travail : surveillance des cuves d'eau contaminée à l'usine nucléaire
    de Fukushima. Vous patrouillerez l'enceinte en binôme, équipé d'un boîtier d'analyse,
    inspecterez visuellement les cuves et rédigerez des rapports.
    Une ronde dure 30 à 40 minutes et vous ferez 4 à 6 rondes par équipe.
    Le travail sera intermitent et la durée effectivement travaillée par jour sera de
    3 heures environ.
    Quand vous ne serez pas en patrouille, vous attendrez dans une pièce protégée
    des radiations, à l'intérieur de l'usine.
    Les travailleurs à l'essai sont acceptés.
  • Niveau d'éducation requis : aucun.
  • Expérience professionnelle, diplômes, certificats requis : aucuns.




A noter que le Japon doit maintenant faire face 
à trois projets de grande ampleur, simultanément :
1/ La gestion de la catastrophe nucléaire en cours,
2/ La reconstruction des zones sinistrées par le tsunami,
3/ L'organisation des Jeux Atomolympiques de 2020.


La Bête

Le rêve Américain, eh bien figurez-vous que c'est toujours d'actualité.

Malgré tout ce qu'on voit, tout ce qu'on entend, tout ce qu'on comprend de travers 
et tout ce qu'on raconte, les Zétazunis restent l'Eldorado de tous les pauvres d'Amérique 
Centrale et du Sud.



Ils sont plusieurs dizaines de milliers chaque année à essayer d'entrer clandestinement 
dans le pays de leurs rêves.
A la seconde ou ils quittent leur pays (Salvador, Guatemala, Honduras, Nicaragua, …), 
ils sont en situation irrégulière, n'ayant ni visa, ni autorisation et des fois aucun papier d'identité.



Le Mexique est un passage obligatoire, où ils rejoignent les migrants nationaux qui espèrent 
aussi passer la frontière nord.

Un des épisodes les plus périlleux de leur périple est la traversée du Mexique. 
Comme pour toute espèce animale, le migrant clandestin a ses prédateurs. 
En l'occurence, ce sont les policiers, les soldats et autres bandidos qui les guettent, 
les dépouilllent de leurs ridicules possessions, les violent, en font le trafic, demandent 
des rançons, voire les embauchent de force dans les armées parallèles des Narcos.

Les fonctionnaires Mexicains ferment si fort les yeux que nombreux sont ceux qui pensent 
qu'ils participent directement à la fête.
Faut reconnaître que les proies sont faciles : 
s'ils en réchappent, comment voulez-vous qu'il portent plainte, hein ? 
Faudrait d'abord qu'ils aillent au poste de police, hein...

Ces pauvres gens, on les appelle 'Los Invisibles" parce que, malgré leur nombre impressionnant, 
tout le monde s'en fout.

Le moyen de transport le plus pratique pour traverser le Mexique, c'est "La Bestia", la bête.
C'est un train de marchandise qu'investissent chaque jour des centaines de migrants, 
souvent au vol, ce train lourdement chargé n'étant pas rapide et s'arrêtant rarement.



Assis sur le toit et entre les wagons, ils vont ainsi traverser le pays du sud au nord, 
chevauchant La Bestia, autrement nommée Bestia de Hierro, Tren de la Muerte, Caballo de Troya 
ou Tren Asesino.*



La Bestia rallie la frontière sud à la frontière nord en passant par la côte ouest (Tepic, 
Los Mochis, Nogales).

A la fin du mois d'août 2013, dimanche 25, 03:00, coup dur pour les voyageurs clandestins : 
la bête déraille !



50 morts selon les témoins, 6 selon la police.


Un article d'Amnesty sur les Invisibles. 

Les invisibles, reportage en 4 parties de moins de 10 mn, en collaboration avec 
Amnesty International : PART 1 PART 2 PART 3 PART 4 

* Bête de Fer, Train de la Mort, Cheval de Troie ou Train Assassin.

dimanche 8 septembre 2013

Héhéhé !

Riders In The Sky est un 
morceau traditionnel de la culture CowBoy-Country, 
 écrit en 1948 par Stan Jones. 

 Repris avec plus ou moins de bonheur par des pointures 
du style Johnny Cash, Bing Crosby, Peggy Lee, Dean Martin, etc. 

 La version que je vous propose ci-dessous est celle de 
 Spike Jones & His City Slickers, joyeuse bande de musicodéconneurs,
 enregistrement de 1949 (hé oui, on savait rire à l'époque !). 









Enjoy !


Diana Cazadora

Une légende est en train de naître à Ciudad Juárez, état de Chihuahua, Mexique.

Ciudad Juárez, c'est cette ville ou disparaissent des jeunes femmes vivantes et où sont retrouvés 
plein de cadavres mutilés dans le désert avoisinant, vous vous souvenez ?

La complicité des chauffeurs de bus est connue depuis longtemps, la plupart des affaires 
commençant par une jeune ouvrière des maquiladoras qui monte dans le bus après son travail 
de nuit et qui ne refait jamais surface. 
Ou alors ailleurs, sous 50 cm de terre.

Les 28 et 29 août, 2 chauffeurs de bus ont perdu la vie ainsi qu'un partie du crâne sous les balles 
de l'auto-proclamée "Diana, Cazadora de Choferes".
Autrement dit : Diane, Chasseresse de Chauffeurs.

Celle-ci est d'un naturel communiquant, puisqu'elle revendique par mail les exécutions 
des deux chauffeurs, ceux-ci ayant commis impunément des viols sur les jeunes employées 
qu'ils transportaient.
Elle a même un compte FessBouc !

"nous ne pouvons plus nous taire, nous avons été victimes des violences sexuelles 
de conducteurs (…) les gens connaissent notre souffrance, personne ne nous 
défend ni ne fait rien pour nous protéger (…) je suis l’instrument qui nous vengera (…) 
Si vous ne nous respectez pas, nous nous ferons respecter par nos propres moyens, 
nous, femmes de Juárez, nous sommes fortes."

Maintenant que deux chauffeurs ont été liquidés, l'affaire fait plus de bruit que pour la disparition, 
de centaines de femmes. 

Et les moyens mis en oeuvre sont plus importants : portrait-robot, numéro vert, appel à la 
dénonciation, agents en civils planqués dans les bus, etc...

"El conductor, identificado como Roberto Flores Carrera, de 45 años, detuvo la marcha y 
abrió la puerta para que la mujer abordara, pero al subir, ésta sacó una pistola y le disparó 
en la cabeza ante la presencia de los pasajeros."

"En el segundo caso, una persona con las mismas características asesinó a Freddy Zárate, 
también de 45 años, tras abordar el autobús que éste conducía frente a un campus de 
la Universidad Autónoma de Ciudad Juárez."


Attention ! Si vous voyez cette femme,
prière de ne pas la dénoncer à la police.
Elle est en train de faire le travail que les autorités
de Ciudad Juárez n'ont pas voulu faire.

Rappelons les chiffres avancés par Amnesty International : 
De 1993 à 2008, 1 653 cadavres mutilés ont été découverts, plus de 2 000 plaintes 
enregistrées pour disparitions.
L'acharnement du gouvernement mexicain à se désintéresser de l'affaire, voire à la nier, 
amène à se poser des questions sur son implication...

Mais la Justice fait son travail :
En 2003, le meurtrier de Christina Escobar Gonzalez est surpris en train de charger le cadavre 
mutilé dans le coffre de sa voiture. 
Ayant plaidé la légitime défense, il sortira de prison en 2006.

Début des années 90, Abdul Latif Sharif, Egyptien violeur, condamné à 12 ans de prison 
et libéré au bout de 5, récidive dès sa sortie de tôle et se réfugié à Ciudad Juarez pour 
échapper à la justice Etazunienne. 
Le pôv : il risquait d'être renvoyé dans son pays, faut le comprendre ! 
Accusé de meutre, il sera condamné à 60 ans de réclusion et mourra en prison en 2006. 
Ça n'a pas arrêté les meurtres.



Et un peu partout : 
ICI, ICI,  et ailleurs…