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Le Mexique est un pays dont j'ai fait la connaissance en 1995, par hasard. Et depuis, je suis resté coincé.
Alors, je ne saurais trop vous recommander d'éviter cet endroit maudit.
Ce blog regroupe mes voyages depuis 2010 et, entre deux, je vous parle majoritairement de la même chose ;-).
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jeudi 19 décembre 2013

Expo

Mayas : Revelación de un Tiempo sin Fin.

Découverte fortuite de cette expo temporaire, gratuite et intéressante au Palacio de Gobierno, dont je vous livre quelques images ci-dessous.

L'entrée et la visite sont génératrices d'anecdotes que je vous conte derechef :

Cette année, le Palacio Municipal n'est pas à mon programme, l'ayant déjà parcouru souventes fois.
Sur la Plaza de la Constitution qui l'accueille, une haute affiche annonce l'exposition dont au sujet, alors je.
Dans l'entrée principale, c'est comme à l'aéroport.
Sacado sur le tapis roulant du scanner et bonhomme sous le portique de sécurité.
Pas de sonnerie, je passe comme la fleur que je suis, réendosse mon sacado et grimpe les escaliers menant à l'exposition qui, comme vous l'aurez compris, se trouve au premier étage.

"— ¡ Señor !
Je suis hélé par le zélé gardien.
— Voui, lui retourne-je ?
— Vous ne pouvez pas entrer avec votre sacado. Il faut le déposer à la consigne.
— Content de l'apprendre. Et où qu'elle est cette consigne ?
— Il faut redescendre les escaliers, traverser la grande cour d'honneur, sortir dans les jardins du Palacio, tourner à gauche jusqu'à l'entrée de La Moneda."

Ce que je, sans tarder.
Dépôt du sacado, retour par le même chemin, entrée dans l'expo sans problème.

Ça photographie joyeusement de tous les côtés, alors je fais de même, sans flash bien sûr, comme dans tous les musées.

Mon APN dispose d'une aide à la mise au point, sous forme d'un rayon lumineux de faible intensité précédent le déclenchement.
Ce rayon attire l'attention d'une fliquette dont la forte surcharge pondérale n'atténue en rien les facultés d'observation.
"— Pas de Flash, me susurre-t-elle d'un air courroucé.
— Ah que bien-sûr, lui rétorque-je. Ceci n'est pas pas un flash, simplement une aide à l'auto-focus.
— Si, c'est un flash.
— Non, non, voyez plutôt : ceci est le rayon d'aide à l'auto-focus que j'utilise, et ceci est un flash (je démonstrationne).
— Si, c'est un flash.
— Ben euh, non, je viens de vous le démontrer…
— Si, c'est un flash."

Ebloui par tant de constance dans la non-compréhension et l'animale obstination, je trifouille dans le menu de l'appareil et désactive la fonction problèmeuse.

Continuant ma visite, je m'approche finalement et logiquement de la sortie, lorsqu'une autre fliquette a peine moins volumineuse que la précédente m'aborde en ces termes : 
"— Señor, les photos sont interdites.
— Mais, incompréhensionne-je, votre collègue ici présente (je la désigne au loin) m'a juste demandé de ne pas utiliser le flash ?
— Voui mais non, s'entête-t-elle, vous pouvez photographier avec un smartphone mais pas avec un appareil photo."

Je reste pantois devant cette logique informatique de geek atypique.
Je tente de la dérider en faisant semblant de téléphoner avec mon APN (Allôôô Allôôô) mais non, l'humour c'est pas son truc.

Comme je suis dans la dernière salle, j'en profite pour me casser.

A peine suis-je sorti qu'un monsieur m'aborde en ces termes :
"— Señor, j'ai vu que l'on vous a empêché de prendre des photos. Je viens moi-même de photographier l'ensemble de l'expo avec mon iPhone (il me montre) et si vous voulez, je vous envoie les photos par mail…"
Sympa, le mec, non ?
S'ensuit une conversation à bâtons rompus sur la civilisation Maya, que le malchanceux ne connaît que par les expos du DF, n'étant jamais allé au Yucatán.

Mais bon, trèfle de diversationnages, place aux fotos :

Prisonnier
Glyphe
Penseur
Codex de Madrid
Famille
Joueur de pelota
Oui, c'est bien ce que vous croyez