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Le Mexique est un pays dont j'ai fait la connaissance en 1995, par hasard. Et depuis, je suis resté coincé.
Alors, je ne saurais trop vous recommander d'éviter cet endroit maudit.
Ce blog regroupe mes voyages depuis 2010 et, entre deux, je vous parle majoritairement de la même chose ;-).
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mercredi 25 décembre 2013

Pátzcuaro - Janitzio

Comme je vous le disais plus avant, une envie de charales (petite friture) me point, alors je me pointe au terminal camionero de Morelia dans la ferme intention de me rendre à Pátzcuaro afin de me débarrasser de cette envie par le seul moyen que je connais : y succomber.


J'aborde le premier guichet qui propose cette destination.
Il est 10:19 et le départ du bus est programmé pour 10:20.
Je parcours les 9 mètres qui me séparent du quai d'embarquement à la vitesse de la lumière et arrive hors d'haleine à un bus vide de passagers et de chauffeur.

Alors je m'assieds sur les marches du véhicule, rabats ma casquette sur mes beaux yeux, pose mon menton volontaire sur ma poitrine musclée et décide de me livrer à une occupation très en vogue au Mexique : j'attends.

Nous partirons, le chauffeur et moi, à 10:31.


A l'entrée de Pátzcuaro se trouve le muelle (dock) qui se rejoint en quelques minutes de marche.


Les lanchas pour Janitzio sont plus nombreuses que les chalands et ne partent qu'une fois raisonnablement remplies, ce qui peut demander un certain temps, que les Mexicains mettent à profit pour se livrer à leur occupation favorite : attendre.

Je m'en sors plutôt pas mal : le temps de m'envoyer un verre de charales (petite friture), et une lancha démarre.

La traversée dure une petite demi-heure d'une trentaine de minutes, en musique et au milieu des nénuphars.



A une demi-encablure de Janitzio, nous avons la chance d'assister au féérique ballet des pêcheurs de charales (petite friture) avec leurs typiques filets papillons.



Le lanchero ralentit complaisamment pour nous laisser le temps de kodaker à tout va et de glisser la pièce aux pêcheurs qui retirent de leur numéro davantage de piécettes que de charales (petite friture).

Je savais que l'île vivait de la pêche et du tourisme, mais sur ce coup je suis un peu deg, quand même.




L'île est un monticule abrupte. 
Tout en haut est une immense statue de Morelos, qu'on peut grimper dedans par l'intérieur.
La vue sur le lac et les autres îlots environnants est choulie.


Décidément, cette année je passe mon temps à grimper
Il paraît que le lac était bleu avant le grand tremblement de terre de 1985
Encore un verre de charales (petite friture) pour la route et il n'y a aucune raison de s'éterniser au milieu des tiendas de touristeries.

A ce propos, les lanchas qui font le trajet sont occupées par des familles de touristes nationaux.
Ce qui n'empêche pas les commerçants insulaires de m'aborder en anglais : "Fish señor ?" en me tendant un verre de charales (petite friture)…