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Le Mexique est un pays dont j'ai fait la connaissance en 1995, par hasard. Et depuis, je suis resté coincé.
Alors, je ne saurais trop vous recommander d'éviter cet endroit maudit.
Ce blog regroupe mes voyages depuis 2010 et, entre deux, je vous parle majoritairement de la même chose ;-).
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lundi 31 décembre 2012

Trop bôôôôôô !

J'ai commencé à m'intéresser à l'artisanat Huichol pas plus tard que l'an passé.

Real de Catorce est un lieu de culte pour ces Indiens.
Ils n'y habitent pas ou peu, car ce sont des montagnes sacrées. Eh oui.
Ils y viennent en pèlerinage chaque année, sur la terre de leurs Dieux et y consomment le Peyotl, plante sacrée symbole de sagesse.

Les communautés Huicholes sont réparties majoriairement dans les états de Jalisco, Nayarit, Zacatecas et Durango, et la route du pèlerinage est loonnngue de plusieurs centaines de Km.

Pour la petite histoire, nous nous sommes rendus à cheval (trop dur à pied, à 3000 m d'altitude) sur leur centre cérémoniel et une famille était justement en train de cérémonier.
Comme un benêt je leur jette un joyeux "Buenos Dias" et je n'ai été que moyennement répondu, dérangeant que j'étais.

Bref, leur artisanat traditionnel est de toute beauté, à mon avis.
Je ne connaissais que leur art des "chaquiras", collage de minuscules perles de verre sur des formes pré-sculptées en volume (crânes, têtes de jaguar, divers animaux, masques) ou assemblées en bijoux, colliers, bracelets, boucles d'oreille.

Cette fois, j'ai eu la chance d'assister à la confection d'un tableau en fils de laine sur le même principe : les fils sont collés sur un support à l'aide de "cera de Campeche", cire espéciale à base de cire d'abeille et de résine végétale.

Voici l'anecdote :
Entrant dans une des deux ou trois tiendas d'artisanat Huichol de Real, nous avons eu le plaisir de voir travailler un jeune homme, fort concentré sur son ouvrage.
Je lui achète quelques babioles et prends l'habitude d'investir sa boutique à chacun de mes passages (c'est pas grand, Real de Catorce). De la sorte, je vois progresser son ouvrage.

Devant le grand intérêt que je manifeste à la chose, c'est finalement Améthyste qui me dit que je ne peux pas faire autrement que de lui acheter son tableau. Ce qui est une géniale idée à laquelle je souscris illico.
A savoir que chaque création est unique et ne doit rien au hasard.
Au dos de celle-ci, l'Artiste (car c'en est un, plus qu'un artisan) inscrit les détails de la symbolique.

Mon Artiste est un homme jeune, et nous le retrouverons le soir devant un écran dans un des deux points internet de Real.

Génèse de l'oeuvre. L'artiste travaille sans filet, comme vous pouvez le constater.
Le fil est pressé mm après mm sur la cire collante.
Au fil des heures, le tableau prend forme.
Et voici le produit fini.
Au centre : un peyotl symbolisant la sagesse.
Enroulé autour, un serpent qui symbolise autre chose,
mais je ne vais pas défaire le savant emballage pour vous donner les détails.

Signature de l'artiste, son nom Huichol.
Dans le civil, il se fait appeler Angel.