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Le Mexique est un pays dont j'ai fait la connaissance en 1995, par hasard. Et depuis, je suis resté coincé.
Alors, je ne saurais trop vous recommander d'éviter cet endroit maudit.
Ce blog regroupe mes voyages depuis 2010 et, entre deux, je vous parle majoritairement de la même chose ;-).
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mercredi 29 décembre 2010

Vidrio Soplado

A San Miguel de Allende se trouve une entreprise familiale de verre soufflé qui se nomme Guajuye.
Nonobstant la taille relativement importante de l'entreprise (une bonne 100aine de personnes), on reste dans le domaine de l'artisanat, c'est à dire qu'aucune opération n'est automatisée.


J'ai eu droit à une visite privée (yes) et la prise de contact est tout à fait intéressante : 
la matière première, c'est du 100% recyclage !
Les bris de verres sont déversés dans une petite cour et sont manuellement triés en fonction des couleurs dominantes, débarrassés des objets importuns et lavés, par petite quantité à la fois.
C'est étonnant la quantité de "popotes" que l'on trouve dans les bouteilles vides...


Ensuite on les met à cuire à 1 300°C, ce qui élimine le restant des impuretés.
Le magma ainsi obtenu passe dans dans un deuxième four où il peut débuter sa nouvelle vie.


Des boules de verre en fusion sont habilement prélevées dans le four au moyen d'une canne creuse et portées rapidement mais sans précipitation au souffleur.


Ensuite, ces pièces en devenir sont apportées au maître-verrier, qui façonne la bulle de verre en fonction du cahier des charges. Ce sont des opérations fascinantes de rapidité, de précision, bref de savoir-faire.
Entre les diverses opérations et afin d'entretenir la maléabilité du verre, les pièces sont réchauffées dans un four un peu moins chaud (600°C).


Et voilà, c'est fini. Les pièces sont mises à refroidir dans un refroidisseur qui les refroidit pour qu'elles soient moins chaudes. Avant, on mettait les pièces dans du sable et ça durait plus d'une journée. Maintenant, ça dure 2h30.


Je vous passe les détails du contrôle-qualité manuel et visuel, du cahier des charges clients, du rebut sans états d'âme de pièces magnifiques à cause d'une petite bulle et trop, de l'entrepôt et des expéditions.
La fabrique dispose de deux magasins ouverts au public et à prix très raisonnables : l'un d'eux jouxte la fabrique et l'autre, plus chic, est situé de l'autre côté de la route.


Je pourrais également aborder l'histoire des pigments pour colorer la matière première, ceux qui sont rouges et virent au jaune si on chauffe davantage, des moules où l'on souffle le verre à l'intérieur pour préformer la pièce ou lui donner un aspect de surface, du principe de la famille qui veut que tous les jeunes démarrent en bas de l'échelle, etc.

Je pourrais également vous dire que cette famille est à l'origine de La Mano Rosa.

Mais il est tard.