Le Mexique est un pays dont j'ai fait la connaissance en 1995, par hasard. Et depuis, je suis resté coincé. 

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lundi 4 décembre 2017

Carte postale de Grenoble

Aujourd'hui, je suis descendu à la grand'ville pour faire quelques achats, cré bon gû d'bon gû !

Ben je ne suis pas déçu du voyage.
Il va bientôt falloir installer un poste de douane aux entrées, tellement on change de pays en quittant ma montagne et en entrant dans ce qu'il faudra bientôt nommer "ghetto grenoblois".

En ce lundi ensoleillé de décembre, j'ai passé 1h dans la cité dauphinoise, dont 40 minutes dans les magasins que j'étais venu honorer de notre présence (moi et ma CB).

Il m'a donc fallu marchepier une vingtaine de minutes à l'air libre, ce qui m'a valu de plaisir d'échanger avec :

1/ Un roumain boiteux, dont la tribu boiteuse rançonne les entrées de Grenoble, campés boiteusement au milieu de la route, tels des toréadors boiteux des Carpates,

2/ Un black à bonnet, fort poli, ezcuzzez moi Monzieur,

3/ Un groupe de d'jeuns à barbe avec chiens intégrés,

4/ Un cloduc trentenaire à sacado et à la prise de contact limite agressive,

5/ Un black à bonnet, fort poli, ezcuzzez moi Monzieur, le même que précédemment, mais ailleurs.

C'est insupportable, sans dec.
Je me souviens de nos braves clodos des années 80. 

Habitant alors la ville, j'avais mes habitudes de papotages et largesses associées, avec des mecs dans la débine, sympas, et dont les nouvelles générations d'indigents n'avaient pas encore envahi l'espace de survie. 
Voyez-vous ?

Ce qui était encore ma ville à l'époque était un espace agréable, joyeux, estudiantin et festif.
Aujourd'hui, c'est un endroit triste, dangereux, déserté par les boutiques et les autochtones.


La photo ci-dessus, je l'ai shootée il y a quelques heures, 
au hasard d'une des rues du centre-ville.
Il doit s'agir d'un happening artistique 
(en cours depuis quelques années ?) et dont je n'ai pas été avisé.
Ces carcasses en cours de rouillage 
— voitures, motos, et tout ce qui peut se voler / casser / brûler impunément —  
jalonnent la malheureuse Grenoble, polluent la pauvre Isère 
et surtout ses périlleuses banlieues de non-droit.

Par contre, n'omettez pas de mettre un sou dans le parcmètre : 
là, c'est tolérance zéro.

Lhasa

Lhasa (de Sela) nous a quitté le 1er janvier 2010 et ça m'avait fait bien triste.

Mexicaine par son père, elle a commencé sa carrière musicale en interprétant des rancheras mexicaines de Chavela Vargas et du jazz de Billie Holliday.

J'ai eu le grand bonheur de la serrer bans mes bras pour un abrazo mexicano, à la fin de son concert au Théâtre de Villeurbanne en 2004.

Pour l'anecdote, elle m'a dédicacé son disque au stylo noir dans la partie sombre de la pochette, ce qui fait que la dédicace est quasi invisible...



Voir ICI

dimanche 3 décembre 2017

Marsupilami en Précolombie*

Vous allez voir comme le hasard fait parfois bien les choses…

Les deux derniers articles que je vous avais concoctés, sans préméditation aucune, traitaient de deux sujet distincts et sans aucun rapport entr'eux. 

C'est du moins ce que je croyais.

• Le premier vous montrait ma crèche de Nouël de mécréant, ayant pour thème le Marsupilami.

• Le deuxième vous présentait un album de BD de Lucky Luke, ayant pour décor le Mexique.

Eh bien ne voilà-t-il pas que je tombe par hasard sur un album de BD du Marsupilami, ayant pour décor le Mexique des Aztèques !


Le pitch 
(trouvé sur la toile, je n'ai pas encore l'alboum en ma possession) :

Dans la jungle, lors qu'il cherche son ami le Marsupilami, le jeune Hector découvre 
un vieux galion espagnol perdu depuis des siècles, échoué sur un banc de sable. 
Une fois réunie toute la troupe s'approche et commence à explorer l'épave. 
Quand ils tombent sur un vieux carnet de bord qui, une fois ouvert, les projette 
mystérieusement au XVI ème siècle. 
Là, entre un groupe de conquistadors hargneux et un village pré-colombien 
qui recherche une petite fille perdue, nos amis vont se demander si à un moment 
ils vont pouvoir retourner chez eux !

Pour l'anecdote, cet album est paru fin 2012, à l'occasion de la surmédiatisée "Fin du Monde Maya", alors que j'étais moi-même en terre Yucatèque afin de surveiller de près la chose — qui n'a pas eu lieu, hein, sinon on ne serait pas là pour en parler, hein. 
Hein ?

En ces périodes de fêtes, je sens que je vais faire plaisir à quelqu'un de mon environnement proche, et je m'en auto-remercie d'avance.

* Précolombie : brillant jeu de mots dont je vous laisse apprécier l'astucieuse construction étymologique, et l'évident clin d'oeil avec l'environnement géopolitique natal de l'animal, pour ceux qui lisent et qui savent.

vendredi 1 décembre 2017

Tortillas pour les Dalton

J'étais tout petit quand cet album est paru.
En 1967, même pas je savais qu'un pays nommé Mexique existait, yaka voir !

J'ai récemment redécouvert l'ouvrage, et apprécié comme il se doit certaines cases que je vous propose ci-dessous.

Les éminents mexicanistes que vous n'êtes pas forcément ne manqueront pas d'apprécier la qualité de l'humour et la richesse documentaire de M. Goscinny, sans qui Lucky Luke et Astérix ne seraient jamais sortis de l'indigence scénaristique dont tous deux pâtissent depuis sa disparition.
Voyez-vous ?







And ze winner iz :


mercredi 29 novembre 2017

Marsupilaïque

Avant que l'on commence à ressortir les débats saisonniers d'interdiction des crèches de Noël dans les lieux publics au nom d'une laïcité qui a perdu son sens premier, et comme je ne veux pas d'embrouilles avec les fans du Phropète (son nom soit akbar), je me suis fait ma propre crèche de Noël, avec des personnages que vous reconnaîtrez tous.
Ou presque.


L'objectif est d'enseigner à mon petit fils (qui s'en fout : normal à 3 ans) que toutes ces légendes sont à prendre au 2e degré et n'ont un sens que si l'on y voit l'occasion de faire la fête et s'amuser en famille ou entre amis.


La prochaine fois, je lui monterai comment s'amuser avec l'Aïd, mais c'est pas gagné.
(Mêêê — Ya pas de Mêêê).

mardi 28 novembre 2017

Petit Caca Noël

ATTENTION : CET ARTICLE N'EST PAS HALAL

Nous connaissons tous les amusants (plaisants) personnages de notre traditionnelle et amusante (marrante) crêche de Noël ainsi que l’amusante (bidonnante) légende qui les accompagne.


Malgré les efforts déployés depuis quelques années afin de priver notre descendance de cette amusante (plaisante) tradition au profit d’une nouvelle « Laïcité » (Black Friday : offrez un nouveau sac-poubelle-hidjab à votre esclave, wallah — mais ceci est un autre débat), il reste quelques amusantes (cocasses) coutumes, et je vous en conte une bien amusante (distrayante) ci-dessous.

Figurez-vous que le Pays Catalan, en plus de revendiquer une amusante (drolatique) indépendance, nous offre un personnage supplémentaire dans la crêche : le chieur (que son Nom soit sanctifié).
Sans déc.

Un des Marchés de Noël de Barcelone, autrement nommé « la Fira de Santa Llúcia », face à la cathédrale (qui n’est pas encore un minaret, cette laïcité étant réservé à la France — mais ceci est un autre débat), nous propose donc le personnage du « cacateur », dont le vendeur nous conta l'anecdote suivante :

El Caganer (le Chieur, car tel est son nom) est un personnage ajouté traditionnellement aux crêches Catalanes.
Autrefois, un berger avait pour habitude de déféquer au même endroit, ce qui eût pour effet de fertiliser le coin (coin) et de favoriser la croissance de diverses végétations.
Il a gagné ainsi sa place dans la crêche Catalane, et s'est vu investi du rôle de porte-bonheur, apportant la prospérité dans les foyers.
Chaque Catalan qui se respecte, indépendantiste ou pas, se doit de posséder son chieur, plus où moins caché, et les petizenfants ont pour habitude de le chercher dans les maisons, un peu comme les œufs de Pâques, voyez-vous ?

En conclusion, je dirai que le Caganer n'est qu'un santon de plus dans la crêche, mais la question est : santon quoi ?

Snowboardeuse caganer
Sonic Caganer

mercredi 22 novembre 2017

Palau de la Música Catalana

Magnifique salle de concerts datant du début du XXe, qui accueille ces jours-ci le 49e festival de Jazz de Barcelone.
Lila Downs s'est glissée dans la programmation, entre Diana Krall et Tony Visconti / Woody Woodmansey, pour mon plus grand bonheur.

Teasing :