J'ai passé un bon moment avec le film "Get The gringo", qui se déroule entre les murs d'une prison Mexicaine.
La prison en question est en fait une micro-société gérée par quelques barons, avec service d'ordre, corruption, vie économique etc...
Du coup, je me suis documenté sur la réalité pénitentiaire au Mexique et c'est assez édifiant.
Un article à lire :
Près de 60 % des prisons mexicaines sont sous le contrôle du crime organisé, a estimé lundi 24 septembre la Commission nationale des droits de l'homme (CNDH), organisme public autonome, lors de la présentation d'un rapport sur la situation dans une centaine de prisons.
Des détenus possèdent les clés des cellules, imposent des châtiments, offrent leur protection et vendent différents produits comme des téléphones cellulaires ou de la nourriture, indique le rapport après la visite de cent prisons. Le président de la Commission, Raul Plascencia, a souligné que la CNDH avait constaté "dans 60 % d'entre elles l'existence d'une autogestion".
Source
Pages
Le Mexique est un pays dont j'ai fait la connaissance en 1995, par hasard. Et depuis, je suis resté coincé.
Ce blog est CopyLeft :
Toute reproduction, adaptation, copie, diffusion, intégrale ou partielle, par quelque moyen que ce soit, avec ou sans le consentement de l’auteur, est non seulement autorisée, mais fortement encouragée.
Pour tourner les pages de ce blog :
Utiliser les liens tout en bas "Articles plus récents" ou "Articles plus anciens".
jeudi 4 octobre 2012
jeudi 27 septembre 2012
Extinction ?
Lorsque Cortés et sa bande de voyous ont débarqués au Mexique, l'empire Aztèque était à son apogée et la civilisation Maya en pleine débâcle.
Pour connaître l'histoire de ce peuple, nous ne disposons que de 4 codex (manuscrits mayas) qui ont échappés à la furie destructrice des inquisiteurs hallucinés du XVIe.
L'étude des sites archéologiques est une autre source d'information.
Les plus grandes cités jamais habitées par les Mayas sont Tikal (Guate) et Calakmul (Mex).
Dans l'ensemble, on a encore beaucoup à apprendre sur cette civilisation dont personne n'est à même d'expliquer avec certitude la disparition...
Toutes les théories sont énoncées : appauvrissement des sols, dû à une mauvaise gestion des cultures, avec tout ce que celà implique comme conséquences néfastes sur la flore et la faune ;
Guerres internes, épidémies, invasions étrangères ;
On a même parlé de déforestation massive, car la cendre résultant de la combustion des arbres entrait dans la préparation du stuco, dont étaient recouvertes les constructions ;
Une des théories en vogue ces dernières années : la sécheresse due à une réduction importante de la pluviométrie.
Personnellement, je pense qu'il est raisonnable d'envisager que l'effondrement de cette civilisation résulte d'un ensemble des phénomènes pré-cités, étalés dans le temps et dans l'espace.
Ce qui est sûr, c'est que la disparition de la civilisation Maya n'est pas survenue brutalement, du jour au lendemain, ce qui aurait été le signe d'une catastrophe naturelle ou d'une guerre des plus violentes (atomique, par exemple).
Les éléments dont nous disposons laissent penser que le déclin des Mayas se serait étalé sur plusieurs siècles.
On estime aujourd'hui à plus de 6 millions le nombre d'individus, à divers niveaux de métissage.
Bref, à propos de fin de civilisation/monde, on en saura plus en décembre 2012
(voir l'article ci-dessous, super intéressant).
Pour connaître l'histoire de ce peuple, nous ne disposons que de 4 codex (manuscrits mayas) qui ont échappés à la furie destructrice des inquisiteurs hallucinés du XVIe.
![]() |
| Et encore : le codex Grolier n'a pas été formellement reconnu par les mayanistes. |
Les plus grandes cités jamais habitées par les Mayas sont Tikal (Guate) et Calakmul (Mex).
Dans l'ensemble, on a encore beaucoup à apprendre sur cette civilisation dont personne n'est à même d'expliquer avec certitude la disparition...
Toutes les théories sont énoncées : appauvrissement des sols, dû à une mauvaise gestion des cultures, avec tout ce que celà implique comme conséquences néfastes sur la flore et la faune ;
Guerres internes, épidémies, invasions étrangères ;
On a même parlé de déforestation massive, car la cendre résultant de la combustion des arbres entrait dans la préparation du stuco, dont étaient recouvertes les constructions ;
Une des théories en vogue ces dernières années : la sécheresse due à une réduction importante de la pluviométrie.
Personnellement, je pense qu'il est raisonnable d'envisager que l'effondrement de cette civilisation résulte d'un ensemble des phénomènes pré-cités, étalés dans le temps et dans l'espace.
![]() |
| Labná, par Frederik Catherwood (1840), illustration de grande valeur archéologique. http://www.gravures.f1adc.com/frederick-catherwood.htm |
Les éléments dont nous disposons laissent penser que le déclin des Mayas se serait étalé sur plusieurs siècles.
![]() |
| Fresque de Bonampak. On a longtemps cru que les Mayas étaient un peuple pacifique. On sait maintenant qu'il n'en était rien |
Il faut aussi comprendre que "effondrement d'une civilisation"
ne signifie pas "disparition d'un peuple".
A titre d'exemple :
Les Mayas Quiché sont 1 million au Guatemala, les Yucatèques 800 000 au Yucatán.
L'ethnie des Lacandons, vivant dans la forêt à la Frontière Mexique-Guatemala, ne compte guère plus de 500 individus...
(voir l'article ci-dessous, super intéressant).
mardi 25 septembre 2012
21/12/2012 - Baktún 13
"L'année 2012 marque effectivement la fin d'un cycle de 5125 années dans le calendrier maya, mais les universitaires sérieux estiment qu'il s'agit juste d'un aspect de la vision cyclique du monde par cette civilisation précolombienne, pas l'annonce d'un cataclysme planétaire quelconque."
Source
C'est bon comme ça ? Vous êtes rassurés ?
Point de Planète Nibiru (invisible car électro-magnétique ;-)) ni autre cataclysme à l'horizon, merci on a déjà donné avec les récentes élections pestilentielles.
Ceux qui ont investi à Bugarach (dans l'Aude, l'un des rares endroits sur terre à être sauvé de la fin du monde, le 21 décembre 2012 ;-)) en seront pour leur frais.
Source
Donc le calendrier Maya tel que nous le connaissons a débuté son "compte long" le 11 août 3114 avant JC (Jésus Christ hein, pas Jacques Chirac) et nous mène jusqu'en décembre 2012.
Les subdivisions du temps sont nombreuses chez nos amis Amérindiens, mais dans ce cas précis nous ne retiendrons que le Baktún, période de 394 ans et des poussières.
L'échéance du calendrier Maya correspond pile poil à 13 Baktúns.
![]() |
| http://alfwen.blogspot.fr/2012/03/fin-du-monde-episode-09-calendrier-maya.html |
Un peu comme le compteur kilométrique des veilles autos qui, arrivé à 99 999, revenait à 00 000.
C'est la première fois dans l'histoire de l'humanité que se termine le compte long Maya.
5 125 années, c'est pas rien non plus.
Le prochain Baktún 13, je vous laisse calculer la date.
Indice : c'est pas pour notre génération...
Tout ça pour vous dire que ça commence à remuer dans les terres Maya, et les cérémonies rituelles se multiplient dans les centres cérémoniels du Mexique, Belize, Guatemala, Honduras et Salvador.
![]() |
| C'est sans doute ici que je findumonderai. |
Bien sûr, c'est presque Mission Impossible de trouver une chambre d'hôtel à cette période, mais j'ai la chance d'avoir de bons zamis dans le coin (coin), que je vais envahir pour vivre avec eux une Fin du Monde sereine.
jeudi 20 septembre 2012
Construction
Les travaux de construction des pyramides avaient généralement lieu quand les Mayas avaient du temps libre, c'est-à-dire hors saison des travaux champêtres.
Les matériaux employés étaient les roches présentes dans le coin (coin).
Coup de bol : le calcaire est omniprésent dans la région maya.
C'est une roche facile à tailler lors de son extraction, et qui durcit une fois exposée à l'air.
Le calcaire servait aussi à fabriquer le mortier d'assemblage des blocs. On le brûlait et le mélangeait à d'autres produits (résine, cendres...), ce qui donnait un produit proche de notre ciment actuel.
A base de calcaire, on faisait aussi le stuc, sorte de plâtre, qui servait à enduire largement l'extérieur des constructions. Facile à sculpter, le stuc permettait des bas-reliefs très détaillés, mais n'avait qu'une durée de vie limitée dans les zones humides.
Dernière phase : la peinture, à base de pigments naturels (forcément, hein), majoritairement des tons de rouge et de bleu.
La différence majeure avec les pyramides égyptiennes est que les pyramides mayas sont pleines (sauf de rares exception, comme à Palenque par exemple).
La construction en était fortement simplifiée.
On construisait le premier niveau sur une fondation de mortier.
Ceinture de pierres cimentées, agencée autour d'un entrelacs de murets formant des cellules parallélépipédiques que l'on remplissait de gravats (un peu de tout : cailloux, poteries cassées, graviers...) le tout bien tassé.
Puis on construisait par dessus et de manière identique le niveau suivant, légèrement en retrait, sans risque d'effondrement puisque la surface d'accueil était pleine et stable.
Le dernier niveau est une dalle plane servant à accueillir le temple.
Un ou plusieurs escaliers et hop, le tour était joué.
Fastoche, hein ?
Pas tant que ça : les Mayas ne connaissaient ni le métal, ni la roue, ni la poulie, ni les animaux de trait... mais se servaient d'un fil à plomb (sans plomb).
Leurs outils étaient en bois ou en pierre, genre hache de basalte ou de silex.
Et puis quand on en avait marre de la pyramide, ou lorsqu'un nouveau cacique était appelé araignée, ou qu'une tribu plus puissante s'emparait de la cité, on recyclait la pyramide.
C'est à dire qu'on construisait une nouvelle pyramide PAR-DESSUS l'existante. On profitait ainsi de la structure portante et on pouvait se consacrer au côté esthétique de la nouvelle pyramide.
Par exemple, la pyramide de Cholula est formée de 7 pyramides superposées, le tout recouvert de terre avec en son sommet... une église Espagnole.
Les matériaux employés étaient les roches présentes dans le coin (coin).
Coup de bol : le calcaire est omniprésent dans la région maya.
C'est une roche facile à tailler lors de son extraction, et qui durcit une fois exposée à l'air.
Le calcaire servait aussi à fabriquer le mortier d'assemblage des blocs. On le brûlait et le mélangeait à d'autres produits (résine, cendres...), ce qui donnait un produit proche de notre ciment actuel.
A base de calcaire, on faisait aussi le stuc, sorte de plâtre, qui servait à enduire largement l'extérieur des constructions. Facile à sculpter, le stuc permettait des bas-reliefs très détaillés, mais n'avait qu'une durée de vie limitée dans les zones humides.
Dernière phase : la peinture, à base de pigments naturels (forcément, hein), majoritairement des tons de rouge et de bleu.
La différence majeure avec les pyramides égyptiennes est que les pyramides mayas sont pleines (sauf de rares exception, comme à Palenque par exemple).
La construction en était fortement simplifiée.
On construisait le premier niveau sur une fondation de mortier.
Ceinture de pierres cimentées, agencée autour d'un entrelacs de murets formant des cellules parallélépipédiques que l'on remplissait de gravats (un peu de tout : cailloux, poteries cassées, graviers...) le tout bien tassé.
Puis on construisait par dessus et de manière identique le niveau suivant, légèrement en retrait, sans risque d'effondrement puisque la surface d'accueil était pleine et stable.
Le dernier niveau est une dalle plane servant à accueillir le temple.
Un ou plusieurs escaliers et hop, le tour était joué.
Fastoche, hein ?
Pas tant que ça : les Mayas ne connaissaient ni le métal, ni la roue, ni la poulie, ni les animaux de trait... mais se servaient d'un fil à plomb (sans plomb).
Leurs outils étaient en bois ou en pierre, genre hache de basalte ou de silex.
Et puis quand on en avait marre de la pyramide, ou lorsqu'un nouveau cacique était appelé araignée, ou qu'une tribu plus puissante s'emparait de la cité, on recyclait la pyramide.
C'est à dire qu'on construisait une nouvelle pyramide PAR-DESSUS l'existante. On profitait ainsi de la structure portante et on pouvait se consacrer au côté esthétique de la nouvelle pyramide.
Par exemple, la pyramide de Cholula est formée de 7 pyramides superposées, le tout recouvert de terre avec en son sommet... une église Espagnole.
![]() |
| Maquette en coupe de la pyramide de Cholula. La superposition de 7 structures en fait la plus grande d'Amérique. |
![]() |
| Pyramide de Cholula en 1843. |
![]() | ||
| Cholula, 1948. |
mardi 18 septembre 2012
Evadez-vous au Mexique !
MEXICO (Reuters) - Plus de 130 détenus se sont évadés par un tunnel
d'une prison mexicaine proche de la frontière avec les Etats-Unis.
Homero Ramos, procureur de la ville de Coahuila dans le nord du Mexique, a déclaré lundi soir que 132 détenus de la prison de Piedras Negras, qui abrite un total de 734 détenus, avaient creusé un tunnel dans un atelier de menuiserie puis coupé les barbelés entourant l'enceinte.
Lire l'article
J'aime bien comment l'affaire est décrite dans l'extrait ci-dessus...
"132 détenus de la prison de Piedras Negras, qui abrite un total de 734 détenus, avaient creusé un tunnel"
Héhéhé ! Je ne crois pas que les 132 détenus avaient creusé le tunnel...
Homero Ramos, procureur de la ville de Coahuila dans le nord du Mexique, a déclaré lundi soir que 132 détenus de la prison de Piedras Negras, qui abrite un total de 734 détenus, avaient creusé un tunnel dans un atelier de menuiserie puis coupé les barbelés entourant l'enceinte.
"Des gardes corrompus ont peut-être facilité cette évasion"
Lire l'article
J'aime bien comment l'affaire est décrite dans l'extrait ci-dessus...
"132 détenus de la prison de Piedras Negras, qui abrite un total de 734 détenus, avaient creusé un tunnel"
Héhéhé ! Je ne crois pas que les 132 détenus avaient creusé le tunnel...
vendredi 14 septembre 2012
Vocholito
Vocho (prononcez Botcho) : c'est le surnom mexicain de la Coccinelle VW, voiture extrêmement populaire au Mexique (en 1973, 1 voiture sur 3 était une Vocho).
Huichol : Peuple indigène du centre-ouest du Mexique.
La contraction des deux termes à donné VOCHOL, nom dont fut baptisée cette coccinelle entièrement recouverte de chaquiras (perles de verre, artisanat traditionnel Huichol).
En savoir plus ICI ou ICI ou LA.
J'avais déjà noté chez les Huicholes une certaine volonté de modernisation de leur artisanat :
Inscription à :
Articles (Atom)

















