==============================================================================
Le Mexique est un pays dont j'ai fait la connaissance en 1995, par hasard. Et depuis, je suis resté coincé.
Alors, je ne saurais trop vous recommander d'éviter cet endroit maudit.
Ce blog regroupe mes voyages depuis 2010 et, entre deux, je vous parle majoritairement de la même chose ;-).
•-> Jan 2011 -> Jan 2012 -> Jan 2013 -> Jan 2014 -> Mai 2014 -> Jan 2015 -> Nov 2016
==============================================================================
En ce moment, je suis : en France - au Mexique - Ailleurs
=========================================================================

mercredi 20 mars 2013

Fuera del Cielo

Ayant passé un bon moment avec Viva Zapata (article ci-dessous plus loin après), je me suis dit comme ça "je vais enchaîner avec un autre film sur le Mexique, que j'ai dans mes archives sans l'avoir jamais zieuté".

Ce que donc je fis.





Film Mexicain, 2006, de et avec des gens que je ne connais pas mais qui ressemblent aux gens que je rencontre au DF.

Il ne se passe pas grand chose et la fin est à la hauteur du film : désespérante, noire et injuste.

Pour ne rien vous cacher, c'est pas le genre de film qui donne envie d'aller faire la fête.
Désoeuvrance, cancer, drogue, prison, corruption, prostitution, violence, enlèvement... avec comme décors la ville de México, mais pas les beaux quartiers, hein. 
Ça ne se passe pas à Polanco ou Coyoacán, plutôt à Tepito* ou Doctores**.

Ce film m'a rappelé "La Zona", sortie un peu plus après.


* Tepito
Quand on traverse ce quartier en voiture on verrouille les portières.
L'amigo qui m'y a emmené m'a dit : si tu veux acheter un lance-roquettes, 30 kg de dope ou un petit garçon : c'est ici.
Un article intéressant sur Tepito ICI

** Doctores
Jouxtant le Centro Historico. Abrite la Arena México, cathédrale du Catch à la Mexicaine. 
Pour les baraputes, les cabarets crados et les hôtels de passes, c'est ici aussi. 
M'y étant fourvoyé à la tombée de la nuit, un soir de pluie, une grande brune aux cheveux raides et chutant largement au dessous des épaules sur son ensemble de cuir noir, s'approche de moi en roulant des hanches et me demande au travers de la fumée de sa cigarette où se trouve la plus proche station de métro.
Sa voix de baryton m'a immédiatement mis en évidence la barbouze bleuissant le crépi qui lui fardait les joues.
On n'a pas papoté longtemps, j'avais à ferrailleur !
Et vite...