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Le Mexique est un pays dont j'ai fait la connaissance en 1995, par hasard. Et depuis, je suis resté coincé.
Alors, je ne saurais trop vous recommander d'éviter cet endroit maudit.
Ce blog regroupe mes voyages depuis 2010 et, entre deux, je vous parle majoritairement de la même chose ;-).
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lundi 23 juin 2014

Narco-Essence

La vente à bas prix de l'essence volée à la Pemex est une source de revenus non négligeable pour le cartel des Zetas.

Bon, c'est pas nouveau, tout le monde le sait depuis longtemps, hein ?
D'ailleurs je vous évoquais le sujet ICI (Part I, Domaines de Compétence).

Et tout le monde s'en étonne chaque fois qu'on en parle.
Un peu comme en France chaque fois qu'on "découvre" que nos chers zélus sont majoritairement de lamentables sous-lavements corrompus jusqu'à l'anus.

Chaque année dans le Tamaulipas, la Pemex enregistre une baisse des ventes
et une augmentation des détournements clandestins.
Eh bien voici un exemple d'entreprise Hors-La-Loi, parfaitement identifiée, dont les dirigeants sont connus et localisés, et dont l'activité est tolérée et participe à l'économie locale du Tamaulipas.

Le principe est simple : les Z siphonnent l'essence de la Pemex et la revendent à moitié prix, voire moins.
Le prix du litre est de 5 pesos dans la rue, contre plus de 12 à la pompe.
Et l'armée protège les débits irréguliers, comme vous pourrez le constater dans l'article du Milenio ICI.

Pompe de dérivation clandestine.
La revente à la sauvette dans le Tamaulipas reste cependant anecdotique et ne sert qu'à mettre de la mantequilla dans les espinacas des sous-fifres.
La plus grande partie de la gasolina détournée est exportée, principalement au Guatemala. Lire

12 pesos le litre, ça ne fait que 0,70 euros, hein...
Mais pour un pays qui produit du pétrole, ça fait quand même cher.

Non ?