Le Mexique est un pays dont j'ai fait la connaissance en 1995, par hasard. Et depuis, je suis resté coincé. 

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lundi 6 janvier 2014

Antonio et Julio

Voici une foto que j'aime beaucoup et qui illustre bien la Séparation de l'État et de l'Église, version Mexicaine*.

J'ai shooté cette photo avec amour pour vous, mes petits lecteurs chéris, et l'ai baptisée avec la joyeuse fantaisie que vous me connaissez : Antonio & Julio.

Je vous laisse deviner à cause de pourquoi-t-est-ce.
Pour les fatigués du neurone, la réponse est ICI.

Photo prise à Malinalco, Pueblo Magico que vous conterai dans pas longtemps

* Au moins la couleur est annoncée franchement, pas comme en France ou les choses se font insidieusement...

dimanche 5 janvier 2014

Concerto en Tûûût majeur

      …pour Sifflet à Roulette, 
                    Moteurs à Explosion 
                              et Klaxons Automobiles


La chorégraphie gestuelle autant que sonore des agents préposés à l'agencement du bordel automobile Defeño est souvent fort intéressante.

En voici un exemple dans Regina ou Mesones, entre Pino Suárez et La Merced :  


On ne peut qu'admirer l'investissement personnel et l'entrain du fonctionnaire, dont le dynamique comportement est à rapprocher de celui de ses homologues Français...

samedi 4 janvier 2014

Zumpango

Zumpango de Ocampo est une petite ville de l'état de Mexico, dont le seul intérêt est de se trouver en bordure du lac du même nom.

Le lac est beau et facile d'accès.
Mais il ne faut pas y aller de trop bonne heure : les lancheros sont des lève-tards et pour visiter l'île, ça sera pour une autre fois.

Lever du jour sur le lago

Le toponyme Zumpango vient du nahuatl Tzompantli (mur de crânes) et Co (lieu), ce qui nous donne "Là ou est le mur de crânes".

Tzompantli au musée du Templo Mayor

vendredi 3 janvier 2014

Nezahualcoyotl

Le concert auquel j'ai assisté dans la salle Nezahualcoyotl a été un moment fort agréable.

(Voir ICI pour le préambule).


La salle est située au coeur de l'UNAM (Universidad Nacional Autónoma de México),
dans un quartier résolument moderne et tout entier dédié aux arts : 
musée d'art moderne, salles de spectacle, école de danse, théâtre...



La salle est superbe et son acoustique exceptionnelle, c'est du moins ce qu'en disent les spécialistes, hein, parce que moi, c'est pas tous les jours que je vais au concert...


Une première partie un peu langoureuse pour ne pas dire soporifique, un petit entracte bienvenu, 
et une seconde partie plus enjouée qui réveille l'auditoire.


Les musicos, le ténor soliste et le chef d'orchestre sont sympas et ne se prennent visiblement 
pas trop au sérieux.
Ils n'hésitent pas à s'affubler de bonnets de Pèrnouël pour interpréter quelques chants de Noël.
En final, le chef d'orchestre dirige, en plus de choeurs et des musiciens, 
un troisième élément : le public. C'est très sympa.

Merci à José-Luis pour le cadeau.

jeudi 2 janvier 2014

Petit manuel de survie…

          …à l'attention des piétons du DF.

Le Roi de la Route
Visiter la ville de México (ou DF) à pied, c'est faisable.
Dangereux, mais faisable.

Afin d'éviter les désagréments inhérents à une rencontre involontaire autant que brutale avec un véhicule à moteur, il convient de mémoriser quelques trucs de base.



1/ Les feux de la circulation
Basiquement, c'est comme en France.
Les feux sont tricolores : vert, orange et rouge.

Il est cependant vital de prendre note d'une petite différence :
En France, le feu vert est un feu de passage, le feu orange et le feu rouge sont des feux d'arrêt.
Au Mexique, le feu vert, le feu orange et les cinq premières secondes du feu rouge sont des feux de passage.
Il est généralement constaté que le feu orange et les cinq premières secondes du feu rouge sont en fait des feux d'accélération.

Le feu rouge ne s'applique pas aux véhicules tournant à droite (dans le cas d'une voie à double sens).
Ni aux véhicules tournant à gauche (dans le cas d'une voie à sens unique).
Ni la nuit.
Ni si le conducteur n'a pas envie de s'arrêter.


2/ Les passages pour piétons
N'existent pas à Mexico.
On trouve des bandes blanches peintes au sol et des feux pour piétons, mais c'est uniquement symbolique.

Pour traverser, il suffit de s'assurer qu'aucun véhicule à moteur n'est en vue, la puissance d'accélération de certains véhicules pouvant fausser l'évaluation des distances de sécurité.
En aucun cas ne traverser sans courir.
Le piéton engagé sur la chaussée ne bénéficie d'aucune sorte de priorité.

Le sport national des conducteurs mexicains consiste à raser au plus près le piéton assez inconscient pour oser mettre un pied sur la chaussée, le top étant de parvenir à rouler sur ledit pied.


3/ La conduite automobile
C'est fort simple.
On conduit à l'influence : c'est le plus musclé qui passe.
Du coup, cela a permis de supprimer tous les gadgets inutiles comme les clignotants, les priorités, la conduite à droite, les dépassements à gauche, le respect du piéton, etc.


4/ L'assurance automobile
Reste une vue de l'esprit pour bon nombre de conducteurs.
Un piéton ou un cycliste renversé devient vite une source de contrariété pour le malheureux automobiliste, qui n'hésitera pas une seconde à s'éloigner le plus rapidement possible du lieu de l'accident.


5/ Le permis de conduire
Foin des formalités ridicules de formation / apprentissage, des cours de conduite hors de prix et des interminables leçons de code de la route.

Les écraseurs en puissance qui se tiennent derrière le volant ont simplement et légalement acheté pour une poignée de pesos un document (licencia) les autorisant à prendre les commandes de tout type d'arme à roulettes, et à descendre dans l'arène bitumée, autoroutière ou citadine.

Il existe de peu nombreuses écoles de conduite, faiblement achalandées et destinées aux rares conducteurs désirant se perfectionner. Lire 


Dans l'ensemble, le piéton de México-Ciudad est assez bien informé de ces précautions élémentaires. 
En effet, le nombre de décès par écrasement automobile se situe autour des 500 personnes par an. 
Dans une ville de plus de 20 000 000 d'habitants, c'est du domaine du raisonnable.



Si vous survivez à votre première journée piétonnière à Mexico, vous pourrez peut-être rencontrer Peatónito, luchador masqué défenseur du piéton : Lire  Interview : ICI 



Disclaimer :
Il est bien entendu que l'article ci-dessus ne reflète que ma propre expérience du parcours du combattant 
que représente chaque changement de trottoir et ne concerne que le DF.

Par exemple à San Miguel de Allende, c'est toute une affaire pour ne pas traverser, sur ou en dehors des clous, 
tant les conducteurs sont attentifs et attentionnés, s'arrêtant systématiquement si vous êtes à moins d'un mètre 
du bord de la chaussée, et en vous faisant de grandes amabilités gestuelles pour vous inciter à traverser.
Avec le sourire...
J'aime bien SMA.

Leçon de Choses

Papayou
Aujourd'hui : la papaye


Autant le dire tout de suite : je ne suis pas fan.
Selon son degré de maturation, elle prend vite un petit goût de vomi, pas désagréable, certes, mais réservé à des connaisseurs, voyez-vous ?

Mais bon, c'est un fruit originaire du sud Mexique et les autochtones en rafolent.
La papaye se ramasse avec une foufourche, tout le monde sait ça, est le fruit du papayer et pèse facilement plus d'un kilo.


Les plus grands producteurs à l'heure actuelle sont l'Inde et le Brésil.
Aux zétazunis, on cultive et consomme des espèces génétiquement modifiées et jusqu'à maintenant, la consommation de ces papayes mutantes est réservée aux Zétazuniens et aux Japonais.
Au point où ils en sont, hein...


La papaye verte donne du latex, utilisé dans la fabrications de chewing-gum.

Les peuplades précolombiennes utilisaient la papaye a des fins médicinales contre les irritations de la peau et les maux de ventre.
Et aussi pour attendrir la viande.
Les jeunes feuilles peuvent être préparées comme des épinards.
Les graines servent de vermifige.
Les fibres de l'écorce et des tiges servent à fabriquer des cordes.

Petite Papaye Noël

mercredi 1 janvier 2014

Au fait...

Nous sommes donc revenus au DF, ressemblant d'avantage à des romanichels en transit qu'à des baroudeurs transnationaux.

Butin d'un week-end à León 
Héhéhé…
Maintenant, il est temps d'envisager la suite des événements.
Mon plan est d'aller faire un tour sur la côte Caraïbe.
Pour ce faire, un petit saut à l'aéroport (je ne parviens jamais à acheter mon billet par internet, ça coince toujours avant la fin de la manip).
J'avais repéré des vols intéressants (prix et horaires) Mexico-Cancún avec Vivaaerobus, Volaris et Interjet.
Vivaaerobus : ils annoncent sur leur site des prix qui sont multipliés par presque 3 sur place car ils ne tiennent pas compte des différentes taxes associées au prix du voyage. C'est bien con.
Volaris : nickel. Accueil charmant et efficace, bref en 5 mn (file d'attente comprise) j'ai mon billet.

Dans le hall de l'aéroport est exposé un chouette bronze de Jorge Marín, le frère de Javier, dont je vous parlais ICI.

Angel Perselidas Monumental, 2009
Pour quitter l'aéroport Benito Juárez, j'ai essayé un nouveau moyen : le MetroBus (ligne 4).
Je connaissais le métro, bon marché mais pas adapté aux voyageurs enbagagés.
Ou le taxi, assez onéreux.
Maintenant le MétroBus. Comme son nom ne l'indique pas, rien à voir avec le métro.
L'abréviation provient de Metropolitan Bus. C'est donc un bus.
Voyez-vous ?
Véhicule confortable, fliqué et videosurveillé, pourvu d'espaces à bagage.
En un petite demi-heure, on est au centro historico. 
C'est quand même bien pratique cet aéroport au milieu de la ville...

Prix : 
- Metro, 5 pesos. 
- Taxi, 250 pesos. 
- Metrobus, 30 pesos. Mais attention, il faut obligatoirement posséder la carte magnétique du métro, chargée d'au moins la somme requise. Un automate délivre cette carte à la sortie 7 de l'aéroport, là où s'arrêtent les métrobus, ça tombe bien.

Metrobus Aéroport (L4), inauguré en 2012