Le Mexique est un pays dont j'ai fait la connaissance en 1995, par hasard. Et depuis, je suis resté coincé. 

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mercredi 2 mai 2018

Tula


...ou Tula pas, hein, c’est toi qui vois ;-)
100 km au Nord de México, dans l'état d’Hidalgo.

Là, nous sommes chez les Toltèques, ancêtres de toutes les civilisations mésoaméricaines, si l’on en croit les légendes nahuas (qui se nommaient eux-mêmes Mexicanos).

Même s’ils ne sont apparus qu’en 900 de notre ère, alors que les Mayas et les Olmèques, par exemple, ont laissé des traces dès -1000 avant Jésukri.


Tula en BD

Après avoir pillé / détruit Teotihuacan, les Toltèques se sont sédentarisés à Tula, qui est devenue leur capitale.

Tula sera à son tour conquise par les Chichimèques (chi chi, ch’est pas des chottises) en 1168.

Bas relief, qui n'est pas sans rappeler ceux de Chichén Itza

De ce site, il ne reste guère que les fameux Atlantes.
Ces braves Atlantes de 5 mètres de haut n’étaient que les piliers d’un temple à structure de bois, que les années ont emportée.
A noter que le terme "atlante" n'a rien à voir avec l'Atlantide, mais provient du Grec "Atlas". 
Il désigne une statue d'homme debout, généralement destinée à supporter une structure architecturale, à l'instar des cariatides pour les femmes.


Souvenirs de novembre 2007 :

Les Atlantes veillent sur Tula

Pour vous donner une idée de la taille...




Petit musée à l'entrée du site, avec un Chac Mool

lundi 30 avril 2018

Festival Mexicain & Latino de Martel



Je vous en parlais déjà ICI en 2013 : la ville de Martel (lot, 46), heureuse jumelée avec Tequila (Jalisco, Mex), organise chaque année un festival dont le nom est justement le titre de cet article. 
¡ Caramba !

La gentille présidente du Comité de Jumelage, Mme Martinet-Castellane m’a informé des dates du prochain festival, qui aura lieu les 6 et 7 juillet prochains.

Vous pouvez vous faire une idée du programme ICI.

Et si vous n’avez pas la patience d’attendre, voici quelques dates qui vous permettront de vous plonger dans l’ambiance Mexicaine de Martel, avec déjeuners comme-là-bas-dis et ateliers créatifs :
  • Mai : samedi 5
  • Juin : dimanche 3

Souvenirs des précédentes éditions du Festival de Martel :






Note : d’aucuns prétendent que Charles Martel serait à l’origine de la création de la ville du même nom, mais finalement, rien n’est moins sûr : lire ICI.

vendredi 27 avril 2018

Aphorisme du matin (XIII)

Pour vous réveiller les neurones…


"Quel que soit le nombre de saintes paroles 

que vous lisez, que vous prononcez, 

quel bien vous feront-elles si vos actes 

ne s'y conforment pas ?"




सम्यक्सम्बुद्ध samyaksambuddha 


(Bouddha)

jeudi 26 avril 2018

Ethno Sculptures

Aéroport de Mérida, Yucatán.
Un endroit que je n'ai pas fréquenté depuis trop longtemps...

Avec d'affectueuses pensées pour Phil, Neydy & Ann.



samedi 21 avril 2018

Día de Muertos

... version hard rock

Los Bastardos Finlandeses

Au micro : El Taff Bastardo
A la batterie : El Bastardo Grande
Aux grattes : El Diablo et Don Osmo
A la basse : El Muerte


Sur une information de l'amigo Gabu

mardi 17 avril 2018

Iik'


Piment habanero 


L’étymologie du mot Maya « iik’ » est sujette à controverse.

Certains y voient l’onomatopée maya représentant le couinement que les conquistadors poussaient lors de la consommation de cet extrait de piment habanero.

D’autres prétendent qu’il s’agit d’une abréviation de l’expression « pitaing ça pique sa race », que l’on attribue à Ferdinand Maximilien Joseph de Habsbourg-Lorraine, prince impérial et archiduc d'Autriche, prince royal de Hongrie et de Bohême, et empereur du Mexique, mort à Querétaro le 19 juin 1867.

D’autres enfin soutiennent que iik’ vient du Maya Yucatèque et signifie « vent, esprit » (synonyme donc de « pixan »). On retrouve ce vocable dans le mot « Chich iik » (tempête), et dans le nom du cenote « Ik Kil » (lieu des vents).  Par exemple.

Couac il en soit, j’adore cette sauce ultra-piquante et goûteuse à souhait, qui me replonge dans les saveurs mexicaines lorsque me prend la nostalgie du pays.



Tout ça pour vous conter l’amusante anecdote suivante :

La dernière fois que je squattais chez mes cherzamigos de Mérida (Yucatán), je me vis offrir un stock conséquent de ces petites bouteilles de feu liquide.
Du coup, moi qui ai pour habitude de voyager léger dans les avions, avec uniquement un sac-cabine (surtout pour les vols intérieurs), j’ai été obligé de mettre un bagage en soute uniquement pour le transport de ces liquides absolument prohibés en cabine.


vendredi 13 avril 2018

Nahui ollin


… ou Fête de l'Extraction du Coeur.

Cette fête avait lieu deux fois par an. 
Pour l’occasion, tout le monde jeûnait, genre ramadan aztèque (tartare).

Quand arrivait midi, les cuauhtininchan (prêtres du temple du soleil) tapaient sur des coquillages pour appeler les villageois à se réunir au pied du temple.
Un prisonnier de guerre, chamarré pour l'occasion, commençait à gravir les marches du temple-pyramide, ce qui était supposé représenter la course du soleil. 

En haut des marches l’attendait le cuauhxicalli (pierre sacrificielle), où il était rejoint par quatre costauds qui l’allongeaient illico sur ladite pierre et le maintenaient fermement.


Arrivait alors le grand Manitou armé d’un poignard de silex, qui lui ouvrait promptement la poitrine, en extrayait le coeur, et le présentait tout palpitant à la foule en délire jusqu’à cessation des battements.

La fête est finie.
Les coquillages résonnent de nouveau, signifiant la fin (faim) du jeûne.
Le corps du prisonnier est rendu à ses maîtres, puis mangé par les notables du coin (coin).



A noter que Nahui Ollin est également le pseudonyme de Maria del Carmen Mondragón, peintre et poète contemporaine de Frida Kahlo.