Le Mexique est un pays dont j'ai fait la connaissance en 1995, par hasard. Et depuis, je suis resté coincé. 

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mercredi 1 janvier 2014

Au fait...

Nous sommes donc revenus au DF, ressemblant d'avantage à des romanichels en transit qu'à des baroudeurs transnationaux.

Butin d'un week-end à León 
Héhéhé…
Maintenant, il est temps d'envisager la suite des événements.
Mon plan est d'aller faire un tour sur la côte Caraïbe.
Pour ce faire, un petit saut à l'aéroport (je ne parviens jamais à acheter mon billet par internet, ça coince toujours avant la fin de la manip).
J'avais repéré des vols intéressants (prix et horaires) Mexico-Cancún avec Vivaaerobus, Volaris et Interjet.
Vivaaerobus : ils annoncent sur leur site des prix qui sont multipliés par presque 3 sur place car ils ne tiennent pas compte des différentes taxes associées au prix du voyage. C'est bien con.
Volaris : nickel. Accueil charmant et efficace, bref en 5 mn (file d'attente comprise) j'ai mon billet.

Dans le hall de l'aéroport est exposé un chouette bronze de Jorge Marín, le frère de Javier, dont je vous parlais ICI.

Angel Perselidas Monumental, 2009
Pour quitter l'aéroport Benito Juárez, j'ai essayé un nouveau moyen : le MetroBus (ligne 4).
Je connaissais le métro, bon marché mais pas adapté aux voyageurs enbagagés.
Ou le taxi, assez onéreux.
Maintenant le MétroBus. Comme son nom ne l'indique pas, rien à voir avec le métro.
L'abréviation provient de Metropolitan Bus. C'est donc un bus.
Voyez-vous ?
Véhicule confortable, fliqué et videosurveillé, pourvu d'espaces à bagage.
En un petite demi-heure, on est au centro historico. 
C'est quand même bien pratique cet aéroport au milieu de la ville...

Prix : 
- Metro, 5 pesos. 
- Taxi, 250 pesos. 
- Metrobus, 30 pesos. Mais attention, il faut obligatoirement posséder la carte magnétique du métro, chargée d'au moins la somme requise. Un automate délivre cette carte à la sortie 7 de l'aéroport, là où s'arrêtent les métrobus, ça tombe bien.

Metrobus Aéroport (L4), inauguré en 2012

mardi 31 décembre 2013

Grenoble Actu


L'hôpital de Grenoble s'enorgueillit de la visite du champion automobile M. Schumacher.
J'ai cru comprendre qu'il se trouverait entre l'avis et l'amour…

Schumacher (F1 MIX)

lundi 30 décembre 2013

León (fin)

La ville de León n'a pas trop les faveurs du tourisme et n'est même pas présente dans l'édition 2012 du GDR.

Je pense que c'est dommage.

Surtout connue pour sa spécialité d'articles de cuir, León possède également les mêmes attraits que beaucoup d'autres villes plus fréquentées :
Un vrai centro historico (ville fondée en 1576) avec les monuments inhérents, de jolies petites rues piétonnes et fort bien achalandées, des églises, une cathédrale, un temple, un musée d'art et d'histoire, un théatre, un polyforum, des centres commerciaux, une plaza de toros, une feria annuelle, un festival de mongolfières, un zoo, une équipe de foot championne de chépaquoi, etc...

Alors, hein !

Bon, d'accord : c'est la deuxième fois que je mets les pieds à León, et c'est la deuxième fois que j'y rencontre la pluie.
Ceci explique peut-être le manque d'engouement touristique.

Visite déambulatoire :

Les 4 sans cul de León
Cours de zumba devant le Templo Expiatorio
Distribution gratuite d'apéricubes bénis à la fin de la messe
Joli petit angelot
Autre joli petit angelot
Zona peatonal
C'est bien vert comme coin (coin)
Fresque urbaine
Culture
Los 5 Reyes Magos
Demain : retour au DF.

dimanche 29 décembre 2013

León II

La zona Piel, quartier du cuir à León, n'est pas immensément immense, mais très très dense (con los lobos).
On s'y perd facilement, d'ailleurs je m'y suis perdu facilement deux ou trois fois.

Le plus dur reste de retrouver dans ce dédale fractal une boutique ou l'on avait repéré un article...




Mais bon, dans l'ensemble on ne s'en est pas mal sorti.
Nous avons passé la journée à faire des allers-retours de l'hôtel aux boutiques et inversement, pour se délester au fur et à mesure du butin grandissant.

Mes deux comparses ont fait chauffer à blanc leurs cartes bleues, n'hésitant pas à s'affubler de vêtements généralement réservés aux moins de 15 ans...



Heureusement, le guide a su garder la tête sous son chapeau et la raison majeure qui l'a empêché de s'accoutrer à l'identique de ses amis est que les boutiques étaient fermées.


Quand nous serons rentrés au DF, je vous ferai une photo du butin...

samedi 28 décembre 2013

León

León (de los Aldamas), est la plus grande ville de l'état de Guanajuato.
C'est même la 6e plus grande ville du Mexique.
Capitale de la chaussure et du cuir.
C'est ce qui motive ma nouvelle visite dans le coin (coin).

Heureusement que je ne suis pas venu pour tourister : il pleut sans discontinuer depuis mon arrivée hier.

Primo et Cuca, que j'ai eu le plaisir d'accueillir au Terminal Autobus avaient 1h de retard : pluie et brouillard entre México et León.

Malin comme je suis, j'avais prévu hébergement et restauration en face du Terminal, ce qui est de plus en plein centre de la "Zona Piel" (zone cuir).

Resto avec vue imprenable sur le Terminal
J'ai logé tout le monde au Niza Palace Hotel une bonne adresse.
Chambres clean et spacieuses, lits King Size.
Et un bon p'tit déj' de machaca y café con leche
Mes emplettes de la matinée…

vendredi 27 décembre 2013

Artesanias

Aujourd'hui, transfert et installation à León, Guanajuato.

Voyage avec Primera Plus : 4 heures bus confortables autant que studieuses, puisqu'il se trouve que j'ai du taf.

En attendant, voici un aperçu de la Casa de las Artesanias de Morelia, musée/expo/vente installée dans l'ancien couvent San Francisco (1531).

Il y a de tout et même d'autres choses et on peut y passer un bon moment voire plus sans se lasser.

Dans le coin (coin), on s'est fait une spécialité de meubles, ce qui est peu commode (!) à rapporter dans ses valises, vous en conviendrez.

Jugez plutôt :

Couvent
Couvent
Table
Table
Table
Tables
Banc
Viva
La vie perd : c'est la mort sûre

jeudi 26 décembre 2013

Jaripeo

Ici, jaripeo veut dire "rodéo".


Aujourd'hui, alléché par les alléchantes affiches, j'ai décidé de m'offrir une séance de jaripeo.

Voici comment ça s'est passé :

10:30. Il fait gris et pas chaud. Quand je m'en rends compte, je suis déjà à une certaine distance de l'hôtel que je viens de quitter, alors je décide qu'il n'est pas utile de retourner me vêtir plus chaudement, le temps va sans doute s'améliorer dans l'après-midi.

Je saute dans un colectivo dont j'avais repéré le parcours la veille afin de me faire mener au central camionero (terminal autobus) de Morelia.
Au bout de 10 minutes, je ne reconnaîs pas le décor, alors je m'enquiers auprès du chauffeur et il apparaît que j'ai bien pris le bon colectivo, mais pas dans la bonne direction.
Il me débarque donc, prétend me rendre mes 7 pesos et me recommande de traverser la rue pour monter dans celui qui va dans l'autre sens. Ce que je.

11:30. Au central camionero, il y a 3 bâtiments : le A pour les grandes lignes, le B pour les moyennes lignes et le C pour les trajets locaux.
Comme c'est le jour de Noël, seul un guichet est ouvert dans chaque terminal. Leurs avis divergent quand à la meilleure manière de se rendre à Cuto de Esperanza (car c'est là que je désire me rendre) ou à San Pedro Chicacuaro (mon deuxième choix).

En gros il faut prendre un bus en direction de Chépaou, demander à descendre au croisement de Oucéty, prendre un colectivo de passage pour se rapprocher de Cuto de Esperanza et finir éventuellement à pied ou en stop. 
Oh, eh, holaaaaa, hein !
Moi, quand ça devient compliqué...

J'aborde donc un chauffeur de taxi d'âge plus qu'avancé et nous convenons de l'affaire.
15 minutes, 20 kilomètres et 130 pesos plus tard, je pose le pied dans le centre de Cuto de Esperanza.

13:00. Le centre de Cuto de Esperanza, je ne pouvais pas le louper : l'agglomération est à peine plus grande que ma chambre d'hôtel et beaucoup plus petite que le zócalo de México.
Comme c'est le jour de Noël, seul un vague magasin genre Oxxo est ouvert, et de jeunes rancheros en extraient des caisses de cerveza.
J'en augure que la fête taurine risque d'être fortement arrosée.
Je ne me trompe pas, comme vous l'aller constater pas plus tard que dans quelques instants.


Un brouhaha diffus ainsi qu'une forte odeur animale guide mes pas vers ce que je subodore comme étant le lieu des festivités.
Effectivement. Une arène métallique autant que provisoire est installée, ainsi qu'une scène de spectacle destinée à accueillir la fameuse banda Cruz de la Candelaria.




Les monstrueux Desructores de Memo Ocampo sont en cours de débarquement, dans le calme le plus total. 
Les bêtes sont paisibles et visiblement rêvent à de verts pâturages.

Quand viendra l'heure d'entrer en scène, on leur coincera fortement les balloches au moyen d'une corde très serrée, ce qui provoquera une vive douleur et les ruades giratoires typiques de ce genre de manifestation.
Le malheureux bovidé n'en a rien à secouer du passager clandestin qui s'accroche sur son dos. 
La seule chose qui l'intéresse, c'est de se débarrasser de l'objet qui lui comprime les génitoires.


Ça, j'ai bien peur que cela soit ce que je crois.
Mais pour l'instant, quelques gouttes se mettent à tomber.
De plus en plus fortement, jusqu'à l'orage toutes options, avec tonnerre, éclairs, trombes d'eau...
Les abris sont rares dans le pueblo désert et en moins de temps qu'il n'en faut à un ministre socialiste pour lever un nouvel impôt, je suis trempé de la tête aux pieds.
Je m'en fous un peu d'être mouillé, ma montre et mon APN sont étanches.
Mais il fait froid.

Même la petite coccinelle annonciatrice du spectacle a fini par se taire
15:00. Je choppe un providentiel bus qui brinquebale en direction de Morelia et 14 pesos plus tard je suis revenu à mon point de départ. 
Il pleut toujours et il fait toujours froid.

Pluie dehors et buée dedans : je ne verrai rien du voyage retour.
15:30. Direction l'hôtel pour une douche chaude et une bonne sieste après toutes ces émotions.