Le Mexique est un pays dont j'ai fait la connaissance en 1995, par hasard. Et depuis, je suis resté coincé. 

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jeudi 3 janvier 2013

De passage au DF...

...avant de descendre à Oaxaca, j'en profite pour rencontrer des amiga/gos de différents horizons : France, Salvador, Mexique...

Dans l'ensemble, on passe de bons moments !

mercredi 2 janvier 2013

Transfert

Bon, dans un moment je m'engage dans un trajet de 5h en bus pour retourner au DF.

Avec ETN, il paraît que c'est la compagnie la plus mieux, avec ouifi et tout et tout.*

Emiliano Zapata, héros de la Révolution Mexicaine.

* Quand ça fonctionne, ce qui ne sera pas le cas pour ce voyage. Pffft.

J'ai failli oublier...

Bananier à tous les amiga/gos !

En vrac...

León. Aujourd'hui 1er Janvier 2013, je suis un peu décalé.

Il se trouve que j'ai un peu bossé cette nuit, donc peu dormi, vadrouillé dans une ville semi-éteinte et détrempée par la pluie.

Le boutiques ouvrent frileusement à partir de 11h, ce qui ne m'empêche pas de succomber à quelques tentations... avant la sieste.

Anecdotes du jour : 

Les taxis blancs n'ont pas de compteur.
Il faut impérativement leur demander le prix de la course avant de monter, pour ne pas se trouver face à des coûts hallucinants.

Musée archéologique, calle Justo Sierra.
Me trouvant dans cette rue, j'aborde un couple de représentants de l'ordre et leur demande de quel côté il convient de porter mes pas afin de parvenir au musée sus-nommé.
Le premier ouvre des yeux comme des tortillas, en béant et produisant tout un arsenal de gestes et onomatopées, afin de bien me faire comprendre qu'il n'a jamais entendu parler de ce musée.
Sa compagne, bien plus au fait de l'actualité, m'informe que le musée est en restauration et n'est pas encore ouvert au public. Mouais...

Le système de bus de León ressemble à un métro à ciel ouvert.
Les arrêts sont fixes, et toute descente ou montée est physiquement impossible hors de ces arrêts.
Les gares de bus sont comme des entrées de métro, mais en surface.
On entre d'un côté, s'acquitte de son droit, franchit le portillon et attend la rame idoine.
On peut alors voyager de rame en rame, sans ticket, jusqu'à destination, ou l'on ressortira de la rame dans le terminal approprié.

Arrêt de bus 
Station de bus
Rencontre de bus

Allez, pour illustrer le titre de ce chapitre, voici quelques photos en vrac de ces 3 semaines :

Notre chambrette d'amour au Gran Hotel de la ciudad de México
Spectacle de Noël pour petits et grands
Recette du café au lait mexicain :
Une tasse d'eau chaude agrémentée d'une goutte de lait,
et Nescafé à volonté... 
Fleurs de chépaquoi, à faire boullir et à consommer avec des oeufs (?)
Tête de bovidé fraîchement cueillie.
Nopalero au travail dans sa plantation de nopales. 
Un paysage qui se mérite. 
Caballo bien garé.

mardi 1 janvier 2013

León

Une ville absente des guides et des itinéraires classiques.

Pourtant assez sympa si l'on se risque en son centre historique.

Même si elle n'est pas la capitale de l'état, la ville de León est considérée comme telle, au niveau social, commercial et gouvernemental. 

La ville vit du cuir et un quartier entier se nomme "Zona Piel" (Zone Cuir). 
Les boutiques se suivent et se ressemblent et dégorgent sur les trottoirs leurs vestes, blousons, ceintures, chaussures, bottes, sacs, chapeaux... à des prix plus que raisonnables.
60% des chaussures fabriquées au Mexique le sont à León.

Je m'y suis arrêté quelques jours pour faire des emplettes et je ne le regrette pas.


J'aurais bien acheté ces bottes, mais elles ne rentraient pas dans ma valise.



León, ça veut dire "lion", hein, pour ceux qui...


lundi 31 décembre 2012

Trop bôôôôôô !

J'ai commencé à m'intéresser à l'artisanat Huichol pas plus tard que l'an passé.

Real de Catorce est un lieu de culte pour ces Indiens.
Ils n'y habitent pas ou peu, car ce sont des montagnes sacrées. Eh oui.
Ils y viennent en pèlerinage chaque année, sur la terre de leurs Dieux et y consomment le Peyotl, plante sacrée symbole de sagesse.

Les communautés Huicholes sont réparties majoriairement dans les états de Jalisco, Nayarit, Zacatecas et Durango, et la route du pèlerinage est loonnngue de plusieurs centaines de Km.

Pour la petite histoire, nous nous sommes rendus à cheval (trop dur à pied, à 3000 m d'altitude) sur leur centre cérémoniel et une famille était justement en train de cérémonier.
Comme un benêt je leur jette un joyeux "Buenos Dias" et je n'ai été que moyennement répondu, dérangeant que j'étais.

Bref, leur artisanat traditionnel est de toute beauté, à mon avis.
Je ne connaissais que leur art des "chaquiras", collage de minuscules perles de verre sur des formes pré-sculptées en volume (crânes, têtes de jaguar, divers animaux, masques) ou assemblées en bijoux, colliers, bracelets, boucles d'oreille.

Cette fois, j'ai eu la chance d'assister à la confection d'un tableau en fils de laine sur le même principe : les fils sont collés sur un support à l'aide de "cera de Campeche", cire espéciale à base de cire d'abeille et de résine végétale.

Voici l'anecdote :
Entrant dans une des deux ou trois tiendas d'artisanat Huichol de Real, nous avons eu le plaisir de voir travailler un jeune homme, fort concentré sur son ouvrage.
Je lui achète quelques babioles et prends l'habitude d'investir sa boutique à chacun de mes passages (c'est pas grand, Real de Catorce). De la sorte, je vois progresser son ouvrage.

Devant le grand intérêt que je manifeste à la chose, c'est finalement Améthyste qui me dit que je ne peux pas faire autrement que de lui acheter son tableau. Ce qui est une géniale idée à laquelle je souscris illico.
A savoir que chaque création est unique et ne doit rien au hasard.
Au dos de celle-ci, l'Artiste (car c'en est un, plus qu'un artisan) inscrit les détails de la symbolique.

Mon Artiste est un homme jeune, et nous le retrouverons le soir devant un écran dans un des deux points internet de Real.

Génèse de l'oeuvre. L'artiste travaille sans filet, comme vous pouvez le constater.
Le fil est pressé mm après mm sur la cire collante.
Au fil des heures, le tableau prend forme.
Et voici le produit fini.
Au centre : un peyotl symbolisant la sagesse.
Enroulé autour, un serpent qui symbolise autre chose,
mais je ne vais pas défaire le savant emballage pour vous donner les détails.

Signature de l'artiste, son nom Huichol.
Dans le civil, il se fait appeler Angel.

YiiiiiHaaaaaaa !!!!!!